منتدى الخضر

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    Mise en scène d'un procès pour défendre des v h 2.a.s

    شاطر

    karim

    عدد المساهمات : 39
    تاريخ التسجيل : 01/06/2011

    Mise en scène d'un procès pour défendre des v h 2.a.s

    مُساهمة  karim في الإثنين يونيو 06, 2011 1:06 am

    [
    2.A.S.
    Projet 2 :
    Mettre en scène un procès pour défendre des valeurs humanistes

    Objectif : Lancement et réalisation du projet

    I- Lancement et motivation :
    Moment 1: Présentation du projet sous la forme d'une situation problème
    "Mise en scène d'un procès pour défendre des valeurs humanistes "
    Moment 2: Problématisation globale
    Anticipation sur le contenu et la forme du support à produire afin de faire émerger les représentations mentales et de déterminer les acquis mais aussi les difficultés des apprenants
    Définir :
    Une mise en scène : réalisation d'un scénario
    Un procès : jugement en justice soumis à un tribunal en droit civil ou pénal
    Valeurs humanistes : les droits et les possibilités de développement des humains
    Quelles sont les situations dans lesquelles on est amené à mettre en scène ? Cinéma (film), théâtre, spectacle …
    Comment mettre en scène un procès ?
    Quelles sont les valeurs humanistes à défendre ?
    Moment 3: Négociation collective
    Définition du contexte de communication
    A qui est destinée la mise en scène d'un procès ?
    A quoi va- t-elle servir ?
    Quel est son contenu ?
    Qui va élaborer le contenu ?
    Choix du thème, du contenu, et de la forme du produit



    left] Projet 2
    Mettre en scène un procès
    pour défendre des valeurs humanistes
    -----------------------------------------------------------------------------------

    LE PROCES DE JEAN VALJEAN



    Projet 2: Mettre en scène un procès
    pour défendre des valeurs humanistes
    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------


    PROCES DE JEAN VALJEAN
    Le juge:
    - Asseyiez-vous !
    Voici le récit des faits :
    Un dimanche soir, le 11 Septembre 1795 Maubert Isabeau boulanger sur la place de l'église, à Faverolles , se disposait à se coucher,lorsqu'il entendit un coup violent dans la devanture grillée et vitrée de sa boutique. Il arriva à temps pour voir un bras passer à travers un trou fait d'un coup:dans la grille et dans la vitre Le bras saisit un pain et l'emporta. Isabeau sortit en hâte ;le voleur s'enfuyait à toutes jambes;Isabeau Courut après lui et l'arrêta . Le voleur avait jeté le pain,mais il avait encore le bras ensanglanté. C'était Jean Valjean .Valjean est accusé de vol avec effraction la nuit dans une maison habitée .

    Maître Duchet à vous…

    ( Le réquisitoire du procureur général )

    - "Monsieur le Juge, Messieurs les jurés,je vais démontrer,dans ce tribunal,que l'accusé Jean Valjean est coupable et qu'il doit être condamné sans aucune pitié.
    D'abord, l'accusé a commis un crime"extrême et blâmable".Jean Valjean est un voleur.
    De plus, peut-on réellement excuser cet homme? La défense le présentera comme un homme qui avait faim, qui cherchait à nourrir ses"pauvres petits enfants", qui, enfin n'avait que l'intention de "sortir de la misère". Eh bien,cette justice est faible .
    -Objection, monsieur le juge (s' écria l'avocat de la défense )
    -Objection rejetée. Continue maître Duchet . (dit le juge)
    La faim, d'abord, n'est pas une excuse:on a rarement vu quelqu'un mourir de faim. La faim n'est donc pas un cas de force majeur !


    De plus,Valjean aurait pu demander l'aumône. Peut-être lui aurait-on donné du pain. Non, il a préféré le vol !
    Quand aux enfants, peut-on croire que c'est leur vouloir du bien, lorsqu'on risque de les priver de leur père? Valjean a été irresponsable.
    Enfin, le crime est-il réellement un moyen de sortir de la misère, comme l'a cru l'accusé ? N'est-ce pas seulement un moyen de perdre, au contraire, toute dignité humaine ?
    Pour toutes ces raisons,Valjean doit être condamné sévèrement.


    - Maître François à vous . (dit le juge )

    ( Le plaidoyer de l'avocat de la défense)

    -"Monsieur le Juge,Messieurs les Jurés,examinons ensemble le cas de ce pauvre homme. Je vais prouver, dans ce tribunal, que mon client Jean Valjean mérite d'être acquitté.
    Ainsi,Valjean a certes commis un crime, mais quelle est donc la nature de cet acte"extrême et blâmable"?Un meurtre,un attentat ? Non, le crime de Jean Valjean est d'avoir chapardé un pain .
    De plus, les motifs qui l'ont poussé à commettre cette peccadille doivent susciter notre compassion . Il n'a volé ce pain que parce qu'il avait faim , parce que"ses petits enfants"avaient faim …
    Enfin, si la justice consiste à punir le responsable d'un crime, qui est le vrai responsable du crime de cet homme ? N'est-ce pas la société qui l'a privé de son travail, c'est-à-dire du seul moyen de vivre honnêtement?
    Pour conclure, monsieur le juge, je dirai ceci : si la société punit sévèrement cet homme,elle transformera la "faute du délinquant"en"faute de la répression".C'est la société toute entière qui deviendra criminelle!
    C'est pourquoi, je vous le demande,Messieurs les jurés,acquittez ce père de famille ! "

    - Merci maître François … L'audience est suspendue.


    (Conclusion du juge et verdict…)

    - Certes, Valjean doit être condamné pour vol avec effraction la nuit dans une maison habitée,mais vu les circonstances:les conditions sociales et morales qui l'ont obligé à commettre son vol,le tribunal juge utile de ne pas priver les petits enfants de leur père,et ordonne à monsieur Vajean d'aller chercher du travail pour nourrir ses enfants afin qu'ils ne deviennent pas des futurs voleurs.


    Source d'inspiration: Les Misérables ( Confer annexe )

    Projet 2 : Mettre en scène un procès pour défendre
    des valeurs humanistes

    Le procès de Jean Valjean


    Source : Les Misérables, Victor HUGO , 1862

    Texte 1
    Un dimanche soir, Maubert Isabeau, boulanger sur la place
    de l'église,à Faverolles , se disposait à se coucher,lorsqu'il entendit
    un coup violent dans la devanture grillée et vitrée de sa boutique. Il arriva à temps pour voir un bras passer à travers un trou fait d'un coup:dans la grille et dans la vitre. Le bras saisit un pain et l'emporta. Isabeau sortit en hâte ; le voleur s'enfuyait à toutes jambes; Isabeau courut après lui et l'arrêta . Le voleur avait jeté le pain, mais il avait encore le bras ensanglanté. C'était Jean Valjean .
    Ceci se passait en 1795,Jean Valjean fut traduit devant les
    tribunaux du temps pour vol avec effraction la nuit dans une
    maison habitée .(…)


    Texte2
    Jaen Valjean a été condamné,pour avoir volé un pain alors qu'il était au chômage avec trois enfants,à cinq ans de bagne, porté à dix-neuf après des tentatives d'évasion. Il repense à son sort, et le narrateur commente :
    "Il faut bien que la société regarde ces choses puisque c'est elle qui les fait…C'était,nous l'avons dit,un ignorant; mais ce n'était pas un imbécile…Sous l'ardent soleil du bagne,sur le lit de planches des forçats,il se replia en sa conscience et réfléchit ."

    Il se constitua tribunal .
    Il commença par se juger lui- même.
    Il reconnut qu'il n'était pas un innocent injustement puni. Il s'avoua qu'il avait commis une action extrême et blâmable; qu'on ne lui eut peut- être pas refusé ce pain: que ce n'est pas tout à fait une raison sans réplique de dire:peut-on attendre quand on a faim? que d'abord il est très rare qu'on meure littéralement de faim: ensuite que, malheureusement ou heureusement, l'homme est ainsi fait qu'il peut souffrir longtemps et beaucoup, moralement et physiquement,sans mourir: qu'il fallait donc de la patience: que cela eut mieux valu même pour ces pauvres petits enfants; que c'était un acte de folie, à lui, malheureux homme chétif, de prendre violemment au collet la société toute entière et de se figurer qu'on sort de la misère par le vol; que c'était, dans tous les cas, une mauvaise porte pour sortir de la misère que celle par où l'on entre dans l'infamie; enfin qu'il avait eu tort.
    Puis il se demanda :
    S'il était le seul qui avait eu tort dans sa fatale histoire ? Si d'abord ce n'était pas une chose grave qu'il eut , lui travailleur, manqué de travail, lui le laborieux, manqué de pain. Si , ensuite , la faute commise et avouée, le châtiment n'avait pas été féroce et outré. S'il n'y avait pas plus d'abus de la part de la loi dans la peine qu'il n'y avait eu d'abus de la part du coupable dans la faute. S'il n'y avait pas excès de poids dans un des plateaux de la balance, celui où est l'expiration. Si la surcharge de la peine n'était point l'effacement du délit, et n'arrivait pas à ce résultat : de retourner la situation,de remplacer la faute du délinquant par la faute de la répression , de faire du coupable la victime et du débiteur le créancier, et de mettre définitivement le droit du côté de celui-là même qui l'avait violé. Si cette peine,compliquée des aggravations successives pour les tentatives d'évasion, ne finissait pas par être une sorte d'attentat du plus fort sur le plus faible, un crime de la société sur l'individu,un crime qui recommençait tous les jours,un crime qui durait dix-neuf ans.
    Il se demanda si la société humaine pouvait avoir le droit de faire également subir à ses membres, dans un cas son imprévoyance déraisonnable,et dans l'autre cas sa prévoyance impitoyable,et de saisir à jamais un pauvre homme entre un défaut et un excès,défaut de travail,excès de châtiment. S'il n'était pas exorbitant que la société traitât ainsi précisément ses membres les plus mal dotés dans la répartition de biens que fait le hasard , et par conséquent les plus dignes de ménagements.
    Ces questions faites et résolues, il jugea la société et la condamna.
    Il la condamna à sa haine. (…)


    Victor HUGO , les misérables .


      الوقت/التاريخ الآن هو السبت ديسمبر 03, 2016 7:38 am