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    Etude de deux nouvelles fantastiques:" le nez "et" la main"

    شاطر

    karim

    عدد المساهمات : 39
    تاريخ التسجيل : 01/06/2011

    Etude de deux nouvelles fantastiques:" le nez "et" la main"

    مُساهمة  karim في الأربعاء يونيو 01, 2011 11:42 pm

    [left] LA MAIN. p 172

    On faisait cercle autour de M. Bermutier, juge d’instruction qui don¬nait son avis sur l’affaire mystérieuse de Saint-Cloud. Depuis un mois, cet inexplicable crime affolait Paris. Personne n’y comprenait rien.
    M. Bermutier, debout, le dos à la cheminée, parlait, assemblait les preuves, discutait les diverses opinions, mais ne concluait pas.
    Plusieurs femmes s’étaient levées pour s’approcher et demeuraient debout, l’oeil fixé sur la bouche rasée du magistrat d’où sortaient les paro¬les graves. Elles frissonnaient, vibraient, crispées par leur peur curieuse, par l’avide et insatiable besoin d’épouvante qui hante leur âme, les torture comme une faim.
    Une d’elles, plus pâle que les autres, prononça pendant un silence:
    - C’est affreux. Cela touche au «surnaturel». On ne saura jamais rien.
    Le magistrat se tourna vers elle:
    - Oui, madame, il est probable qu’on ne saura jamais rien. Quant au mot «surnaturel» que vous venez d’employer, il n’a rien à faire ici. Nous sommes en présence d’un crime fort habilement conçu, fort habilement exécuté, si bien enveloppé de mystère que nous ne pouvons le dégager des circonstan¬ces impénétrables qui l’entourent. Mais j’ai eu, moi, autrefois, à suivre une affaire où vraiment semblait se mêler quelque chose de fantastique. Il a fallu l’abandonner, d’ailleurs, faute de moyens de l’éclaircir.
    Plusieurs femmes prononcèrent en même temps, si vite que leurs voix n’en firent qu’un:
    - Oh! Dites-nous cela.
    M. Bermutier sourit gravement, comme doit sourire un juge d’instruc¬tion. Il reprit:
    - N’allez pas croire, au moins, que j’aie pu, même un instant, supposer en cette aventure quelque chose de surhumain. Je ne crois qu’aux causes nor¬males. Mais si, au lieu d’employer le mot «surnaturel» pour exprimer ce que nous ne comprenons pas, nous nous servions simplement du mot «inexpli¬cable», cela vaudrait beaucoup mieux. En tout cas, dans l’affaire que je vais vous dire, ce sont surtout les circonstances environnantes, les circonstances préparatoires qui m’ont ému. Enfin, voici les faits: [....]

    LA MAIN. (Suite)

    […..] J’étais alors juge d’instruction à Ajaccio, une petite ville blan¬che, couchée au bord d’un admirable golfe qu’entourent partout de hautes montagnes.
    Ce que j’avais surtout à poursuivre là-bas, c’étaient les affaires de vendetta. Il y en a de superbes, de dramatiques au possible, de féroces, d’hé¬roïques. Nous retrouvons là les plus beaux sujets de vengeance qu’on puisse rêver, les haines séculaires, apaisées un moment, jamais éteintes, les ruses abominables, les assassinats devenant des massacres et presque des actions glorieuses. Depuis deux ans, je n’entendais parler que du prix du sang, que de ce terrible préjugé corse qui force à venger toute injure sur la personne qui l’a faite, sur ses descendants et ses proches. J’avais vu égorger des vieillards, des enfants, des cousins, j’avais la tête pleine de ces histoires.
    Or, j’appris un jour qu’un Anglais venait de louer pour plusieurs an¬nées une petite villa au fond du golfe. Il avait amené avec lui un domestique français, pris à Marseille en passant.
    Bientôt tout le monde s’occupa de ce personnage singulier, qui vivait seul dans sa demeure, ne sortant que pour chasser et pour pêcher. Il ne parlait à personne, ne venait jamais à la ville, et, chaque matin, s’exerçait pendant une heure ou deux, à tirer au pistolet et à la carabine.
    Des légendes se firent autour de lui. On prétendit que c’était un haut personnage fuyant sa patrie pour des raisons politiques ; puis on affirma qu’il se cachait après avoir commis un crime épouvantable. On citait même des circonstances particulièrement horribles.
    Je voulus, en ma qualité de juge d’instruction, prendre quelques ren¬seignements sur cet homme ; mais il me fut impossible de ne rien apprendre. Il se faisait appeler sir John Rowell.
    Je me contentai donc de le surveiller de près ; mais on ne me signalait, en réalité, rien de suspect à son égard.
    Cependant, comme les rumeurs sur son compte continuaient, grossis¬saient, devenaient générales, je résolus d’essayer de voir moi-même cet étran¬ger, et je me mis à chasser régulièrement dans les environs de sa propriété. J’attendis longtemps une occasion. Elle se présenta enfin sous la forme d’une perdrix que je tirai et que je tuai devant le nez de l’Anglais. Mon chien me la rapporta ; mais, prenant aussitôt le gibier, j’allai m’excuser de mon inconvenance et prier sir John Rowell d’accepter l’oiseau mort.
    C’était un grand homme à cheveux rouges, à barbe rouge, très haut, très large, une sorte d’hercule placide et poli. Il n’avait rien de la raideur dite britannique et il me remercia vivement de ma délicatesse en un français ac¬centué d’outre-manche. Au bout d’un mois, nous avions causé ensemble cinq ou six fois.
    Un soir enfin, comme je passais devant sa porte, je l’aperçus qui fu¬mait sa pipe, à cheval sur une chaise, dans son jardin. Je le saluai, et il m’in¬vita à entrer pour boire un verre de bière. Je ne me le fis pas répéter.
    Il me reçut avec toute la méticuleuse courtoisie anglaise, parla avec éloge de la France, de la Corse, déclara qu’il aimait beaucoup cette pays, cette rivage.
    Alors je lui posai, avec de grandes précautions et sous la forme d’un intérêt très vif, quelques questions sur sa vie, sur ses projets. Il répondit sans embarras, me raconta qu’il avait beaucoup voyagé, en Afrique, dans les Indes, en Amérique. Il ajouta en riant:
    - J’avé eu bôcoup d’aventures, oh! yes. […]

    LA MAIN. (Suite)

    […] Puis je me remis à parler chasse, et il me donna des détails les plus curieux sur la chasse à l’hippopotame, au tigre, à l’éléphant et même la chasse au gorille.
    Je dis:
    - Tous ces animaux sont redoutables.
    Il sourit:
    - Oh! nô, le plus mauvais c’été l’homme.
    Il se mit à rire tout à fait, d’un bon rire de gros Anglais content:
    - J’avé beaucoup chassé l’homme aussi.
    Puis il parla d’armes, et il m’offrit d’entrer chez lui pour me montrer des fusils de divers systèmes.
    Son salon était tendu de noir, de soie noire brodée d’or. De grandes fleurs jaunes couraient sur l’étoffe sombre, brillaient comme du feu.
    Il annonça:
    - C’été une drap japonaise.
    Mais, au milieu du plus large panneau, une chose étrange me tira l’oeil. Sur un carré de velours rouge, un objet noir se détachait. Je m’approchai: c’était une main, une main d’homme. Non pas une main de squelette, blanche et propre, mais une main noire desséchée, avec les ongles jaunes, les muscles à nu et des traces de sang ancien, de sang pareil à une crasse, sur les os coupés net, comme d’un coup de hache, vers le milieu de l’avant bras.
    Autour du poignet, une énorme chaîne de fer, rivée, soudée à ce membre malpropre, l’attachait au mur par un anneau assez fort pour tenir un éléphant en laisse.
    Je demandai:
    - Qu’est-ce que cela?
    L’Anglais répondit tranquillement:
    C’été ma meilleur ennemi. Il vené d’Amérique. Il avé été fendu avec le sabre et arraché la peau avec une caillou coupante, et séché dans le soleil pendant huit jours. Aoh, très bonne pour moi, cette.
    Je touchai ce débris humain qui avait dû appartenir à un colosse. Les doigts, démesurément longs, étaient attachés par des tendons énormes que re¬tenaient des lanières de peau par places. Cette main était affreuse à voir, écor¬chée ainsi, elle faisait penser naturellement à quelque vengeance de sauvage.
    Je dis:
    - Cet homme devait être très fort.
    L’Anglais prononça avec douceur:
    - Aoh yes; mais je été plus fort que lui. J’avé mis cette chaîne pour le tenir.
    Je crus qu’il plaisantait. Je dis:
    - Cette chaîne maintenant est bien inutile, la main ne se sauvera pas.
    Sir John Rowell reprit gravement:
    - Elle voulé toujours s’en aller. Cette chaîne été nécessaire.
    D’un coup d’oeil rapide j’interrogeai son visage, me demandant:
    - Est-ce un fou, ou un mauvais plaisant?
    Mais la figure demeurait impénétrable, tranquille et bienveillante. Je parlai d’autre chose et j’admirai les fusils.
    Je remarquai cependant que trois revolvers chargés étaient posés sur les meubles, comme si cet homme eût vécu dans la crainte constante d’une attaque.
    Je revins plusieurs fois chez lui. Puis je n’y allai plus. On s’était ac¬coutumé à sa présence; il était devenu indifférent à tous. [ … ]

    LA MAIN. (Suite et fin)

    [….] Une année entière s’écoula. Or, un matin, vers la fin de novem¬bre, mon domestique me réveilla en m’annonçant que sir John Rowell avait été assassiné dans la nuit.
    Une demi-heure plus tard, je pénétrai dans la maison de l’Anglais avec le commissaire central et le capitaine de gendarmerie. Le valet, éperdu et désespéré, pleurait devant la porte. Je soupçonnai d’abord cet homme, mais il était innocent.
    On ne put jamais trouver le coupable.
    En entrant dans le salon de sir John, j’aperçus du premier coup d’oeil le cadavre étendu sur le dos, au milieu de la pièce.
    Le gilet était déchiré, une manche arrachée pendait, tout annonçait qu’une lutte terrible avait eu lieu.
    L’Anglais était mort étranglé! Sa figure noire et gonflée, effrayante, semblait exprimer une épouvante abominable; il tenait entre ses dents serrées quelque chose; et le cou, percé de cinq trous qu’on aurait dit faits avec des pointes de fer, était couvert de sang.
    Un médecin nous rejoignit. Il examina longtemps les traces des doigts dans la chair et prononça ces étranges paroles:
    - On dirait qu’il a été étranglé par un squelette.
    Un frisson me passa dans le dos, et je jetai les yeux sur le mur, à la place où j’avais vu jadis l’horrible main d’écorché. Elle n’y était plus. La chaîne, brisée, pendait.
    Alors je me baissai vers le mort, et je trouvai dans sa bouche crispée un des doigts de cette main disparue, coupé ou plutôt scié par les dents juste à la deuxième phalange.
    Puis on procéda aux constatations. On ne découvrit rien. Aucune porte n’avait été forcée, aucune fenêtre, aucun meuble. Les deux chiens de garde ne s’étaient pas réveillés.
    Voici, en quelques mots, la déposition du domestique Depuis un mois, son maître semblait agité. Il avait reçu beaucoup de lettres, brûlées au fur et à mesure.
    Souvent, prenant une cravache, dans une colère qui semblait de dé¬mence, il avait frappé avec fureur cette main séchée, scellée au mur et enle¬vée, on ne sait comment, à l’heure même du crime.
    Il se couchait fort tard et s’enfermait avec soin. Il avait toujours des armes à portée de bras. Souvent, la nuit, il parlait haut, comme s’il se fût que¬rellé avec quelqu’un.
    Cette nuit-là, par hasard, il n’avait fait aucun bruit, et c’est seulement en venant ouvrir les fenêtres que le serviteur avait trouvé sir John assassiné. Il ne soupçonnait personne.
    Je communiquai ce que je savais du mort aux magistrats et aux offi¬ciers de la force publique, et on fit dans toute l’île une enquête minutieuse. On ne découvrit rien.
    Or, une nuit, trois mois après le crime, j’eus un affreux cauchemar. Il me sembla que je voyais la main, l’horrible main, courir comme un scorpion ou comme une araignée le long de mes rideaux et de mes murs. Trois fois, je me réveillai, trois fois je me rendormis, trois fois je revis le hideux débris galoper autour de ma chambre en remuant les doigts comme des pattes.
    Le lendemain, on me l’apporta, trouvé dans le cimetière, sur la tombe de sir John Rowell, enterré là; car on n’avait pu découvrir sa famille. L’index manquait.
    Voilà, mesdames, mon histoire. Je ne sais rien de plus.
    Les femmes, éperdues, étaient pâles, frissonnantes. Une d’elles s’écria:
    - Mais ce n’est pas un dénouement cela, ni une explication! Nous n’allons pas dormir si vous ne nous dites pas ce qui s’était passé, selon vous.
    Le magistrat sourit avec sévérité:
    - Oh! Moi, mesdames, je vais gâter, certes, vos rêves terribles. Je pense tout simplement que le légitime propriétaire de la main n’était pas mort, qu’il est venu la chercher avec celle qui lui restait. Mais je n’ai pu savoir comment il a fait, par exemple. C’est là une sorte de vendetta.
    Séquence 1180 Une des femmes murmura: - Non, ça ne doit pas être ainsi. Et le juge d’instruction, souriant toujours, conclut: - Je vous avais bien dit que mon explication ne vous irait pas.
    Guy de Maupassant, La main.








    Etude d’une nouvelle fantastique

    I – Rappels théoriques

    a - Définition d’une nouvelle fantastique
    La nouvelle est un genre littéraire qui se caractérise par sa brièveté, sa concision, son nombre restreint de personnages, une intrigue ou une fin surprenante. Elle comporte impérativement un titre qui ajoute du sens à l’intrigue.
    Le récit fantastique est :
    • un registre des effets et de l’émotion, qui vise à susciter différentes réactions chez le lecteur (étonnement, inquiétude, peur, angoisse, épouvante) par l’utilisation d’un vocabulaire affectif, d’images et de tournures hyperboliques
    • un jeu ambigu aux frontières du réel et de l’imaginaire, du rationnel et de l’irrationnel, dont le but est de déstabiliser le lecteur au moyen d’une ponctuation expressive, de phrases inachevées ou de modalisateurs
    • l’emploi fréquent du point de vue interne renforce cette incertitude propre au récit fantastique qui rompt l’ordre normal des choses
    b – Structure de la nouvelle
    La construction d’un récit varie selon les intentions du narrateur ; un cadre général est cependant indispensable :
    1- Introduction = présentation du thème et du personnage principal.
    2- Situation initiale = mise en place du cadre et des personnages.
    3- Evénement perturbateur = bouleversement de l’ordre initial. (la péripétie est un nouvel événement, inattendu et qui redouble l’événement perturbateur).
    4- Situation finale = un nouvel ordre s’instaure à la suite de l’événement.
    5- Conclusion = rappel du thème principal ; réflexion sur l’événement.

    c – Structure complexe de la nouvelle fantastique
    Récit cadre : présente les personnages et les circonstances ainsi que le narrateur qui prendra en charge la suite de l’histoire, il permet aussi d’amorcer la tension dramatique et d’opérer des anticipations
    Récit encadré : est un récit inséré à l’intérieur du premier récite et il est raconté par un narrateur relais ( le narrateur peut demeurer le même dans le récit cadre et dans le ou les récits encadrés.

    d – La focalisation :
    la focalisation consiste à recentrer l'œil du lecteur sur un détail (d'un objet, d'un personnage etc.) considéré précédemment dans l'ensemble auquel il appartient.

    La focalisation zéro
    • C'est lorsque le narrateur connaît tout de l'histoire racontée. On parle aussi de « narrateur omniscient ».
    La focalisation externe
    • C'est lorsque le narrateur ne rapporte que les apparences extérieures de l'histoire. Le narrateur tient ainsi le lecteur en attente.
    La focalisation interne
    • C'est lorsque le narrateur raconte tout ce qu'il voit, tout ce qu'il sait et tout ce que pense un personnage.
    *LE POINT DE VUE NARRATIF
    La situation du narrateur par rapport au récit détermine la réception du récit par le lecteur (auditeur / spectateur) :
    • si le récit est fait à la 1° personne, le point de vue adopté sera alors celui du personnage
    ► le lecteur ressent une impression d’authenticité, de vécu (effet de réel)
    • si le récit est à la 3° personne, le point de vue narratif peut être :
    Le narrateur en sait plus que les personnages. NARRATEUR OMNISCIENT ► Le lecteur est informé de tout.
    Le narrateur en sait moins que les personnages. NARRATEUR EXTERNE ► Le lecteur veut en savoir plus → effet de suspense
    Le narrateur en sait autant (mais pas plus) qu’un (seul) des personnages. NARRATEUR INTERNE ► Le lecteur découvre les choses à travers le regard du personnage
    → effet de réel
    Remarque : le point de vue narratif peut changer au cours du récit, ce qui permet de l’enrichir.
    e - Le rythme du récit
    L’auteur peut varier le rythme du récit ; ces variations se mesurent en comparant :
    • le temps de la narration : il se mesure en lignes, pages, volume de texte ;
    • le temps de l’histoire : il se mesure en heures, jours, années de l’histoire racontée.
    Selon l’importance que le narrateur donne aux événements, il peut :
    mettre en valeur un moment fort, important, de l’histoire Temps de la narration
    = temps de l’histoire SCENE
    interrompre le récit pour développer une description ou apporter un commentaire Temps de la narration
    ≥ temps de l’histoire PAUSE
    « étirer » l’évocation de quelques secondes pour renforcer la tension dramatique Temps de la narration
    ≥ (+++) temps de l’histoire RALENTI
    Résumer certains
    événements Temps de la narration
    ≤ temps de l’histoire SOMMAIRE
    passer sous silence une période de l’histoire ELLIPSE
    F- L’ORDRE DU RECIT
     Le récit peut suivre un ordre chronologique : les actions sont présentées dans leur succession.
    ► récit linéaire.
     Le récit peut modifier l’ordre des événements en…
    • rappelant des événements passés (ex. souvenirs)
    ► retour en arrière. : analepsie
    • annonçant des événements à venir
    ► Anticipation. : prolepse

    II – Objectifs

















    III – Etude de la nouvelle

    PROJET3
    REDIGER UNE NOUVELLE FANTASTIQUE.

    EVALUATION DIAGNOSTIQUE

    OBJECTIF : Sensibiliser l’élève aux caractéristiques d’une nouvelle fantastique.

    Séquence1Introduire le fantastique dans un cadre réaliste

    Texte1: LE NEZ p169

    Objectif : Expliciter la notion de fantastique


    I- Observation :

    Observez le para texte et devinez de quoi s’agit-il ?
    Le titre : Le NEZ ---------------- description ?
    Le chapeau : --------------------- la situation initiale d’une nouvelle fantastique ?

    Hypothèses de sens :

    - Description d’un nez
    - L’auteur nous raconte une histoire fantastique où il met en évidence le nez

    II- Lecture silencieuse

    Tâche1 : Relevez du texte tous les éléments qui montrent que l’auteur évoque une situation banale.
    Tâche2 : Relevez du texte tous les éléments qui renvoient au phénomène étrange survenu.
    Tâche 3 : Soulignez sur le texte les mots et expressions qui expriment la peur chez l’homme et la colère chez la femme.

    III- Analyse du texte :

    1- Un cadre réaliste :

    Les circonstants : la date le 25 mars, le lieu Saint Pétersbourg à la maison,les personnages avec le nom et la fonction Ivan Lakovlévitch et Prascovia Ossipovna
    Une situation banale : un coiffeur, vivant avec sa femme, qui se lève le matin et prend son petit déjeuner
    Un langage courant et familier


    2- Intrusion du surnaturel :

    Une situation de tension et d’interrogation :
    La peur chez l’homme :
    -Les bras lui en tombèrent
    - Il se frotta les yeux.
    - Palpa l’objet.
    La colère de la dame :
    -Elle se mit en colère
    -Elle menace son mari

    Récapitulation :

    Une Nouvelle Fantastique évoque une situation réaliste où intervient un phénomène inexplicable.


    IV-Production écrite :

    Imaginez deux suites possibles à ce récit, l’une proposera une explication rationnelle de cet événement, l’autre une explication surnaturelle.












    REDIGER UNE NOUVELLE FANTASTIQUE

    Objet d’étude : LA NOUVELLE

    SEQUENCE 1 : Introduire le fantastique dans un cadre réaliste

    Support : La Main, Guy de Maupassant p172

    Objectif : Récit cadre /récit encadré

    Lisez le début (p172) et la fin de la nouvelle (2 derniers paragraphes p181).
    Quelles remarques faites vous ?

    I- Le récit cadre

    1. Qui raconte dans le texte 1 ( p 172) ?
    un narrateur interne à l’histoire (« on ») mais anonyme

    2. Que raconte ce narrateur anonyme ?
    Il explique comment M. Bermutier prépare une assemblée d’auditrices à l’histoire qu’il va raconter. Donc on a deux narrateurs

    3. Quelle est la personnalité de M. Bermutier et comment fait-il pour intéresser les auditrices ?
    C’est un juge d’instruction donc il a un certain aplomb et l’habitude de s’adresser à un public. Appartient au corps de la magistrature (justice) donc c’est quelqu’un en qui l’on peut avoir confiance. Il recourt au suspens

    4. M. Bermutier différencie surnaturel et inexplicable. Pourquoi ?
    M. Bermutier (juge): préfère le mot « inexplicable » (= qui est impossible ou difficile d’expliquer). A opposer avec les femmes : le surnaturel (= qui ne s’explique pas par des lois naturelles connues, hors logique et hors raison)

    5. Comment sont présentées les femmes qui écoutent le juge ?
    Elles constituent un public et sont en attente du récit ; elles aiment ce qui a trait au surnaturel.
    Récapitulation :


    Des femmes faisaient cercle autour de
    M. Bermutier


    Mr BERMUTIER. Juge d’instruction. Un groupe de femmes
    Debout le dos à la cheminée Debout devant M.Bermutier






    Parlait. écoutaient
    Assemblait les preuves frissonnaient ,
    Discutait les opinions. vibraient,
    crispées par leur peur.




    Mais ne concluait pas. Conclusion




    JE NE CROIS QU’AUX CHOSES NORMALES. Cela touche au surnaturel
    (rejet du surnaturel et parler de non expliqué)




    Le récit cadre : du début à « Enfin, voici les faits : »)

    Production écrite :

    A votre avis, que va raconter M. Bermutier ?




    II- Le récit encadré

    Support : - La Main, Maupassant p174

    Je le narrateur relais

    - Lecture silencieuse du début du récit pour repérer la Situation initiale
    La Situation .initiale (présentation des personnages et cadre spatio-temporel)
    Situation initiale : « j’étais alors [...] » jusqu’à « ces histoires ».

    - Repérage de l’élément perturbateur : « Or, j’appris un jour qu’un Anglais venait de louer………passant » explication de « or » (conjonction de coordination à valeur d’opposition, adversatif donc sert à indiquer un changement).

    Exercice/Evaluation : lire la nouvelle en entier et finir le schéma narratif


    Support : La Main, Maupassant PP 174 à 180

    Tâches :
    Groupe 1 : Relevez dans le texte 3 (P177 )les phrases et les expressions qui montrent qu’il y a quelque chose de bizarre dans ce récit ?
    Groupe 2 : même travail sur le texte 3(P180 )

    Les événements : « Bientôt tout le monde …………………. Je ne sais rien de plus. »

    1. l’anglais vit seul et tire au pistolet mais pas surnaturel.
    2. la chasse à l’homme mais pas surnaturelle
    3. la main et sa description mais pas surnaturel
    4. la main tente de s’échapper ?
    5. l’anglais est retrouvé mort étranglé mais pas surnaturel
    6. « on dirait qu’il a été étranglé par un squelette » : DOUTE (on dirait : conditionnel )
    7. l’index est retrouvé dans la bouche de l’Anglais et la main a disparu : DOUTE
    8. « on ne découvrit rien »:DOUTE (si pas surnaturel alors crime parfait mais existe–t il ?)
    9. l’anglais avait l’habitude de frapper la main mais pas surnaturel (anglais sans doute fou) mais DOUTE
    10. le cauchemar du juge : DOUTE (un peu comme une hallucination, le rêve est comme réel)
    11. la main est retrouvée sur la tombe et l’index est manquant : DOUTE


    Situation Finale « les femmes , éperdues……………..vous irait pas »
    Explication : . deux solutions proposées pour expliquer ce crime :
    1. Le propriétaire de la main n’est pas mort et est venu se venger :. Explication du juge : explication rationnelle
    2. La main seule est venue se venger : (pas dit mais suggéré). Explication sous-entendue par les femmes : explication surnaturelle, fantastique
    - Le lecteur (et souvent le narrateur) est déstabilisé : il doute:; le juge fut déstabilisé lorsqu’il fait un cauchemar)

    . Autre élément qui permet de repérer le fantastique :
    - le champ lexical (peur, étrange, incertitude)

    En général, le narrateur raconte à la première personne : donc vision subjective

    Approche du registre comique : l’accent de l’Anglais (donc vise à faire rire le lecteur)
    SYNTHESE
    Titre et auteur Résumé : c’est l’histoire de... Registre(s) dominant(s) Chute ? Place du narrateur (et focalisation) chronologie Signe
    particulier
    La Main, Maupassant, 1883 Un Anglais, qui gardait chez lui une main en souvenir d’une chasse à l’homme, est retrouvé mort étranglé. Fantastique Non (le registre fantastique s’attache à faire douter tout au long du récit donc pas de revirement spectaculaire à la fin) 2 narrateurs :
    narrateur x et narrateur Bermutier
    narrateurs internes, focalisation interne Retour en arrière (récit encadré) +
    Linéaire (récit cadre) Pas de
    SF
    claire

    Résumé de la nouvelle

    Un juge d’instruction raconta à un public féminin, avide de récit à sensations, une de ses affaires en apparence invraisemblable.
    Un jour, il rendit visite à un anglais excentrique qui suscitait des rumeurs sur son compte. Là, il vit accrochée au mur, une main noire, desséchée, aux ongles jaunes : terrifiante. L’anglais expliqua que c’était la main de son pire ennemi qu’il avait tué, et qu’elle était attachée pour ne pas qu’elle se venge. Le juge, fut à la fois dégoûté et dubitatif (incrédule).
    Un an plus tard, on trouva l’anglais étranglé, cinq traces de doigt sur le cou et un doigt dans la bouche ; la main, elle, avait disparu. Aucune porte n’avait été forcée. On ne résolut pas l’enquête. Après l’enterrement de l’anglais, la main fut retrouvée sur sa tombe.



      الوقت/التاريخ الآن هو السبت ديسمبر 03, 2016 7:37 am